mardi 15 janvier 2013

Le bruit de l'Histoire

12h11.

Je viens d'écouter les nouvelles!

Rad-Can parle de Idle No More. Justement j'ai fait une brève incursion vendredi dernier dans cet univers que je connais si peu.

Les questions autochtones. Ou plutôt aborigènes.

Faudrait pas oublier que la ville de Montréal est construite sur des territoires Mohawks.

Faudrait pas oublier que depuis 1492 les populations aborigènes en Amériques subissent systématiquement les diverses variantes des stratégies ethnocidaires des puissances coloniales et des états modernes.

Donc vendredi dernier, je suis montée sur ma byciclette pour me rendre au Palais des Congrès au rassemblement de Idle No More. Par solidarité, en tant qu'alliée, et surtout pour réfléchir et sentir.

Sentir la rencontre...

Célébrer le rôle que les femmes autochtones jouent dans ce mouvement de contestation diversifié et jeune.

Sentir l'inconfort lié à mon ignorance. Cette ignorance crasse qui réduit la réalité aborigène à l'alcoolisme, à la violence et à l'itinérance.

Tenter d'être alliée, ne pas parler "au nom de", "plus fort que". Tenter de prendre connaissance des réalités tiers-mondistes vécues par les populations aborigènes,  mais sans avoir pitié, sans réduire, sans simplifier.

Seulement peut-être écouter et appuyer. Écouter l'Histoire, l'Histoire récente.

Et surtout savoir que les Mohawks, les Hurons, les Montagnais, les Cris,  les Micmacs, les Abénakis, les Malécites, les Attikameks, les Naskapis, et j'en oublie, ont su et on vécu bien avant moi le fait que

"Le salaire de ton pêché c'est l'enfer"