jeudi 10 janvier 2013

Programme matin

C'est le matin.

J'imagine que les résidus de décalage horaire rendent si facile un réveil heureux.

Il fait chaud dans ma chambre, et ma copine la souris qui s'était grignoté un lit sous le mien a abandonné son nid pour se réfugier dans la mie de notre pain sur le comptoir.

Je sors de ma chambre, les yeux collés et l'air ébouriffé de sommeil. La salle de bain est confortable.

Je me dirige vers la cuisine.

Mon corps est sur le programme matin.

Je prends les grains de café dans le sac, enlève le couvercle du moulin, les mouds. Je peine et force un peu pour ouvrir la cafetière italienne, y mets le café fraîchement moulu et la referme pour la déposer sur le rond du poêle. 

Je m'installe sur un banc et m'accoude sur l'îlot en mélamine. J'attends tanguant entre les vapeurs oniriques de mes rêves et le délicieux arôme du café.

Et le réconfortant son du liquide qui monte me fait rouvrir les yeux.

La journée est plutôt grise.

Le bruit de la cafetière se fait de plus en plus insistant. Je me lève et déplace la cafetière. J'ouvre l'armoire et me prends une tasse sans anse. J'y verse le chaud breuvage et en prends un gorgée.

Mon regard se tourne vers la fenêtre, et tout en me réchauffant les mains sur ma tasse, je constate que la patinoire est molle et que je n'irai finalement pas patiner comme prévu.

Puis de la patinoire mon regarde dévie, attirer par un scintillement.

C'est vrai, j'avais arrêter d'y penser. J'étais tranquille.

Mais mon environnement quotidien est là pour me rappeler que:

"Le salaire de ton pêché, c'est l'enfer" 


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